mercredi 3 juin 2009

Fusionner n'équivaut pas à une perte de l'autonomie communale

L'autonomie communale peut être résumée par le niveau de compétence, de responsabilité et de liberté qui appartient à une commune. Il ne s'agit pas de se couper du monde mais d'affirmer sa place dans un réseau étendu, ici principalement le canton.

Un argument souvent évoqué par des opposants aux fusions de communes et la perte d'autonomie communale, principe garanti par la Constitution Fédérale ainsi que la Constitution vaudoise.

Selon moi, une fusion n'amène pas à cette perte mais au contraire, renforce l'autonomie communale. Un exemple, une commune de peu d'habitants n'est généralement pas représentée ni à l'UCV, ni à l'ADCV, organes qui traitent actuellement de la réforme de la péréquation intercommunale vaudoise; ou si elle l'est, elle restera peu défendue. Les petites communes auront alors de la peine à se faire entendre, et de ce fait, pourraient perdre une partie de ce que certains nomment "mythe de l'autonomie"...

Je pense qu'il est important de lutter contre la dépendance à l'État. A ce sujet, je ne comprend pas l'argument prônant le fait qu'une fusion pourrait amener à la perte d'autonomie et donc de l'indépendance communale. Une fusion amènera une force et un pouvoir de décision croissant et donc une manière de revendiquer ses intérêt et de les faire entendre face à l'État.

L'autonomie communale existe réellement. Aux autorités de savoir comment l'exercer afin de garder une place et un impact dans les processus de décision cantonaux. Une fusion peut alors raviver un certain dynamisme politique tout autant qu'un haut degré d'autonomie.

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