mercredi 10 juin 2009

Police unique ou police coordonnée???

La Constitution vaudoise donne des compétences aux communes dans la gestion de sa sécurité. Voilà la base du projet de la Police coordonnée, s'opposant à l'initiative d'Artagnan.

Il faut donc intégrer les communes à la réforme policière. Conséquence: de nombreux intervenants et personnes concernées d'où le flou encore ressenti chez les responsables de projet... Comment satisfaire petites et grandes communes, communes rurales et communes urbaines, communes riches et communes "pauvres"??? La majorité des communes semblent favorables au protocole proposé par Mme de Quattro, selon les résultats de la consultation de l'UCV et l'AdCV. Le peuple suivra-t-il cet avis?

Aujourd'hui, plus de 250 communes ne paient rien pour leur sécurité mais bénéficient néanmoins du système présent. Comme pour beaucoup d'autres éléments, le principe de solidarité intercommunale l'emporte. Il n'empêche que 250 communes sur 375...

Selon moi, la police de proximité doit être maintenue. Les autorités communales sont à même de gérer cela, car qui mieux qu'elles, connaissent leurs citoyens? Chaque région a ses problèmes, et les solutions doivent être adaptées. L'insécurité vécue dans l'ouest lausannois n'est pas la même que celle de l'est lausannois (s'il en existe d'ailleurs...). Seule une personne sensible aux situations spécifiques pourra régler les problèmes au mieux.

Il reste néanmoins quelques éléments qui me dérangent et m'empêchent d'adhérer à 100% à ce protocole. Je pense qu'un jour, la Police unique s'imposera. Je comprend que la population puisse ne pas être encore prête à cela. Il n'empêche que ce projet de police coordonnée est coûteux et s'il n'est qu'une étape vers la police unique, n'est-il pas superflu?

L'initiative d'Artagnan sur laquelle nous devrons normalement voter en septembre n'est pas un projet de loi. Le Protocole proposé (qui sera adopté en cas de refus de l'initiative) non plus. Nous allons donc devoir nous décider sur des projets encore flous. Quels que soient les résultats de la votation, une loi devra être établie.

Le débat du Grand Conseil sur ce sujet a déjà été agendé, les rapports de minorité et de majorité rendus. Si le Grand Conseil accepte l'initiative d'Artagnan, le peuple ne votera pas. S'il le refuse, une votation aura lieu normalement fin septembre. Le vote portera sur l'acceptation ou non de l'initiative, et le Conseil d'Etat a déjà donné son préavis négatif à celle-ci.

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