Nouveau sujet houleux auquel je n'apporterai pas de réponse...
Déjà, le titre de cet article peut porter à confusion... Selon certains académiciens, lobbying et lobbyisme n'ont pas le même sens. Lobbying se rapporterait à des interventions destinées à influencer les processus d'élaboration, d'application ou d'interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, de toute intervention ou décisions des pouvoirs publics. Alors que lobbyisme est un terme davantage péjoratif et serait synonyme de manoeuvres de couloir, démarchage.
Je me concentre donc sur le lobbyisme, phénomène très présent dans nos différentes assemblées politiques. Il peut prendre différentes formes... Soit représenté par un groupe de personnes n'ayant pas accès au débat politique mais pouvant influencer un député ou autre autorité politique, soit représenté directement par le député, ce qui au final ne change pas grand chose...
Certains considèrent le lobbyisme comme l'expression d'intérêts particuliers et menaçant donc l'autorité étatique. D'autres pensent qu'il est nécessaire afin de mettre en relation société civile et décisionnaires.
En visite à la session parlementaire hier à Bern, je me suis rendue compte assez rapidement du manque de connaissance des dossiers débattus par certains de nos élus.es. Il est évident qu'on n'a pas des compétences élevées dans tous les domaines discutés. J'ai néanmoins été stupéfaite de l'ignorance de certains.nes. Dans ce cadre, le lobbyisme peut alors apporter des éléments de réponses. Il me paraît néanmoins dangereux, au risque d'arriver à la situation dans laquelle chacun ne défendra que son image, en vue d'une réélection et ses intérêts "sectoriels" ou domaines de compétences liés bien souvent à son domaine professionnel.
Lorsque je vote pour Claude Ruey, je le fais pour ces idées, son parti ou sa capacité et ses compétences à défendre les médecins? Lorsque je vote pour Crista Calpini, je le fais pour ces idées, son parti ou sa capacité et ses compétences à défendre les pharmaciens.nes? Loin de moi l'idée de douter des compétences de ces deux personnes que je cite uniquement à titre d'exemple. Je peux comprendre l'intérêt et l'importance de la défense des intérêts des corps de métiers, mais sont-ils tous représentés? Il est plus facile de se faire élire en exerçant une profession dans laquelle la personne rencontre des gens que pour un bûcheron. Et là encore, je ne cite que le milieu professionnel à titre d'exemple alors que le phénomène du lobbyisme peut également toucher les catégories sociales.... N'avez-vous jamais entendu parler du lobbyisme des femmes?
Donc pas vraiment d'éléments de réponse... Mon titre aurait plutôt du être: faut-il réguler le lobbyisme en politique? Car il est forcément impossible à interdire...
jeudi 28 mai 2009
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Je pense qu'il faut le soutenir.
RépondreSupprimerChaque personne défend ses principes et comme souvent, ceux-ci ont un lien avec le travail, les sociétés locales, l'avenir d'une région ... en bref tout ce qui remplis notre vie.
Que celui qui n'a jamais fait lobbyisme me jete la première pierre.
Je l'admet... reconnaissant les connaissances approfondies des lobbyistes et en regrettant les lacunes de certaines autres personnes...
RépondreSupprimery a-t-il une solution? déjà que les personnes se renseignent sur les dossiers traités et que leurs votes soient cohérents...
Un article à ce sujet dans le 24 Heures du mercredi 3 mai
RépondreSupprimerEtant à la fois lobbyiste (au niveau fédéral) et parlementaire (au niveau cantonal) je ne peux que partager ton avis sur la mauvaise connaissance qu'ont certains parlementaires de leurs dossiers et de l'énorme pouvoir qu'a le lobbyiste qui sait placer ses arguments pour combler ce "vide". Si l'on voulait se débarasser totalement des lobby, il faudrait des parlementaires professionnels à plein temps (qui auraient ainsi le temps de préparer leurs dossiers à fonds, sans aide extérieure), mais je doute que cela soit une bonne solution. Peut-être pourrait-on commencer par leur permettre d'engager plus de collaborateurs-trices et professionnaliser le travail du parlement (au niveau vaudois, par exemple en introduisant des commissions thématiques)
RépondreSupprimerA mon avis, les lobby sont inhérents à la démocratie, d'autant plus que nombre d'entre eux représentent des intérêts vraiment important, je pense par exemple aux partenaires sociaux.
Ce qu'il fautdrait réglementer concernant les lobbyistes c'est:
1. la transparence des mandats. Il faut absolument que l'électeur-trice sache toujours qui représente qui, qui travaille pour qui et qui exactement est représenté par quel lobby (a savoir: combien de membre à ce lobby, quel genre de membres, s'il est capabe de lancer un référendum). il est aussi important que les médias rapelle ces liens d'intérêts lorsqu'ils demandent l'avis d'un parlementaire.
2. La transparence du financement politique des partis et des élus. Il est à mon avis beaucoup plus intéressant de savoir qui finance la campagne électorale de qui, avec quels montants, quels intérêts et surtout quelle espérance de "retour sur investissement".
Ce sera certes difficile à réguler (il est en ce moment impossible de trouver des majorités politique sur ce sujet), mais un peu d'autodiscipline des partis pourrait y remédier: Refuser toute forme d'argent des entreprises ou des lobby et interdire les campagnes personnellles (comme le fait le PS dans le canton de Vaud) est à mon avis un bon moyen de limiter l'influence des lobbies.