mercredi 2 septembre 2009

Cher Monsieur Schwaller...

Cher Monsieur Schwaller,

Vos critiques à l'égard du PLR me semblent peu fondées... Vous revendiquez pour votre parti, le PDC, l'intérêt pour des problématiques telles que la politique sociale et familiale, l'imposition des familles, la formation, les assurances sociales, une sensibilité pour les questions environnementales, etc. Soit... Je veux bien admettre que votre programme semble complet, je dirais même ambitieux... Trop ambitieux? Cela vous regarde...

Mais accuser le PLR d'un refus d'entrer en matière sur un programme pour les jeunes et chômeurs de longue durée ainsi que sur l'environnement, j'ai plus de peine à l'accepter.

En milieu de législature, chaque parti travaille à établir un programme d'action et de réflexion pour les prochaines élections. Les partis de droite se partagent évidemment quelques problématiques et d'autres non. Monsieur Schwaller, j'ai beaucoup de peine à vous situer, reprenant des thématiques de gauches et d'autres de droite. C'est dans votre droit. D'ailleurs vos réponses ces derniers temps ne vous différencient guère d'autres candidats de droite... Certes, tactique politique oblige! Malgré cela, je réfute vos attaques contre le PLR qui s'est doté de thèmes précis déjà pour la législature actuelle mais encore davantage pour 2011. Et le travail et les chômage en font partie. Je vous laisse relire la stratégie pour l'innovation paru le mois dernier. Quand à l'environnement... il fait partie d'une vision typée "développement durable" et est également une préoccupation de ce parti.

Vous donnez l'impression que le PDC ne définit pas clairement des thèmes, n'a pas de ligne directrice précise. Et cela pourrait vous donner tort. En effet, je crois que toute personne doit pouvoir s'identifier à un parti et cela est plus facile si celui-ci donne quelques priorités claires. Je ne tomberai néanmoins pas dans l'extrême de l'UDC qui se définit selon moi par deux lignes directrices: refus de l'immigration et refus de l'Europe...

Gagner une élection en critiquant ses candidats n'est pas selon moi la meilleure manière de faire. Défendez votre opinion, Monsieur Schwaller. Donnez nous des réponses précises quand aux thèmes auxquels votre parti est sensé donner la pérennité, comme vous le dites! Mais rappelez vous qu'à trop vouloir en faire...on s'y perd!

mardi 1 septembre 2009

Un bon conseiller fédéral c'est qui? Ou plutôt c'est quoi?

L'actualité politique suisse est la même depuis quelques mois... mais les messages ont changé! Oh que de retournements de veste des journalistes!

Un exemple: comment était décrit Monsieur Burkhalter il y a à peine deux mois? Comme un homme lisse, fragile, cérébral. Et aujourd'hui? On lui reconnaît - enfin - ses compétences, ses connaissances de dossier et sa capacité d'analyse. L'homme qu'on accusait de s'être lancé trop tôt dans la course au Conseil Fédéral et vu aujourd'hui comme ayant de grandes chances de succéder à Pascal Couchepin.

J'ai lu avec grand intérêt ce matin les paroles de Monsieur Claude Frey qui parle de circonstances, d'opportunités pour devenir Conseiller Fédéral. On a lu, entendu beaucoup de critiques sur les 4 candidats officiels du PLR et j'aurais envie de répondre à celles-ci par: "Ils ont saisi cette belle opportunité!". Oui, l'occasion est sans doute arrivée quelques années trop tôt pour certains. Il n'empêche que tous et toutes se sont engagés pleinement au nom de leur parti et avant même le 16 septembre, j'aimerais les remercier pour leur courage. Car il en faut. S'afficher à la Une, devant les projecteurs... en sachant très bien les réactions - parfois emplies de mauvaise foie- de certains détracteurs. Mais les candidats.es l'ont accepté et ont affronté ceux-ci. Il faut donc être la bonne personne au bon moment. Il reste encore 15 jours avant cette élection et gageons que le moment crucial pour être cette fameuse "bonne personne" ne sera établie qu'à la veille de la date fatidique.

Je cite encore Monsieur Frey pour poursuivre : "Quand on a un tel dessein (devenir Conseiller fédéral), beaucoup de choses sont subordonnées à cette détermination". Les défauts (selon les médias) de Messieurs Burkhalter et Luscher deviennent alors des qualités...

On a beaucoup interrogés les différents candidats tant du PLR que du PDC. Les réponses diffèrent sur quelques thématiques mais pas de manière excessive. Que va-t-il donc se passer? Quelles alliances inter partis vont apparaître? Car oui, maintenant nous connaissons l'avis des candidats, leurs thématiques privilégiées, leurs combats une fois élus. Mais comme l'a dit Marc Comina: " Les accords politiques prennent le dessus sur les individualités". Et sur ce dernier point, j'ai confiance en la tactique de notre éminent stratège Fulvio Pelli.

Rendez-vous donc le 16 septembre...

vendredi 28 août 2009

Pensée du jour

Le danger, c'est l'absence de respect des autres partis des proportions choisies par le peuple lors des dernières élections.

Fulvio Pelli

mardi 25 août 2009

Crise ou reprise? la solution par l'innovation!

Qu'on soit en période de crise pour certains, ou en période de reprise pour d'autres, la Suisse se doit de garder une économie forte à tous niveaux. Le PLR a présenté dernièrement une stratégie pour l'innovation, comportant 31 mesures ayant pour but de stimuler la croissance économique et la prospérité ainsi que de créer 40'000 nouveaux emplois.

Fervente défenseur d'une économie libérale, je crois en le dessein de mon parti de lutter contre tout interventionnisme abusif de l'Etat tant cantonal que fédéral dans l'économie. Les 31 mesures proposées par le PLR ont l'avantage alors de proposer des moyens incitatifs pour l'Etat plutôt qu'une participation financière directe. En effet, il est préférable pour l'Etat de créer des conditions cadre à tout développement économique plutôt que des investissements directs (comme par exemple la création d'un fonds) afin d'éviter toute concurrence déloyale.

La stratégie pour l'innovation du PLR répond bien à cela. Elle propose diverses mesures de développement économique dans le respect du principe d'économie libérale. Sans vouloir passer ici toutes les mesures en revue, notons qu'elles se basent sur les piliers forts de notre pays: une société ouverte, des conditions cadre attrayantes, la formation et la recherche. Parier sur l'innovation, c'est miser sur l'avenir, sur le long terme. C'est alors amener une force positive pour le développement durable, terme qui comprend les sphères économiques, sociaux et environnementaux. Nous avons donc ici une stratégie de réponses aux problèmes globaux. Il ne reste qu'à nous donner les moyens de la mettre en œuvre. De plus, les mesures concernent aussi bien les PME que les grandes entreprises, et non pas uniquement les start up. Car comme disait Monsieur Borloz dernièrement, une entreprise ayant une histoire, implantée dans notre pays mérite aussi de profiter de telles mesures, car si elle existe encore, c'est bien qu'elle a innové et qu'elle a un potentiel économique.

Évitons donc que l'Etat intervienne dans les entreprises et ne suivons pas l'exemple des USA, où la dette publique ne cesse d'augmenter sans que personne ne s'y intéresse. Nous avons d'autres moyens de rester à la pointe de l'innovation, et garderons une économie forte en les appliquant.

mercredi 12 août 2009

Le paradoxe des comités et commissions interpartis


Lundi je parlais de l'utilité des divisons crées par les partis... Et aujourd'hui, dans la presse, on ne parle que d'alliances.. Le mot est peut-être un peu fort!

Il y a en effet des sujets soumis à votation pour lesquels l'entente dans un même parti n'est pas évidente. Prenons comme premier exemple: Police unique vs Police coordonnée... Y a-t-il un parti qui pourrait émettre une recommandation de vote... J'en doute, excepté peut-être le PRD, Jacqueline de Quattro ayant défendu et crée le projet de Police Coordonnée. Mais, nous l'avons vu lors des longs débats au Grand Conseil à ce sujet, les autorités politiques défendent ici plutôt leurs communes respectives que leur parti! Ce sont néanmoins des élus tant de gauche que de droite qui luttent ensemble contre la demande de l'UCV aux communes du canton et qui ici soutiennent donc la police unique.

Deuxième exemple: Le projet Métamorphose, qui sera voté à Lausanne le 27 septembre. Un comité interpartis a été crée récemment pour contrer cette initiative. Le 24 Heures accentue cette "alliance" en citant 4 membres de ce comité, tous de partis différents: UDC, PS, Verts et PLR. A lire en détails, chacun défend néanmoins les idées et valeurs de son propre parti!

Conclusion? .... Attendons le 27 septembre....

Donc oui, PS et UDC peuvent s'entendre, travailler ensemble sur certains projets... Mais ils continueront néanmoins à se critiquer, se déchirer sur d'autres... notamment en période d'élections.

Je reprendrai alors, pour terminer, cette vision de Machiavel, déjà citée: "Il y a des divisions utiles-celles des partis qui rivalisent au service de l'Etat".

lundi 10 août 2009

Il y a des divisions utiles, celles des partis qui rivalisent au service de l'Etat...

Lundi 10 août... 14h10... et toujours pas de candidature de Monsieur Pelli... Alors est-ce donc vrai? Il ne se présentera pas? Va-t-on assister une fois encore à l'élection d'une personne non-candidate? Cela ne doit pas nous effrayer, Mme Widmer-Schlumpf nous ayant prouvé ses compétences et la légitimité de sa place au Conseil Fédéral.

Je retiens alors quelques éléments qui me paraissent importants, éléments mis en avant par Monsieur Broulis:

"Pour réussir des arbitrages, il faut tendre la main". Parfaitement! Le contact avec le Parlement ainsi qu'avec le peuple est d'une extrême importance! Car comme Machiavel le disait: "la meilleure forteresse qui soit est de n'être pas haï par le peuple"! Tâche difficile pour un Conseiller Fédéral. Malgré les victoires ou avancées dans certains projets, tout Conseiller.ère Fédéral.e reste dans la ligne de mire des journalistes et du peuple. Toujours on trouvera quelque chose à lui reprocher, sur son travail, sa vie privée, etc... Mais Monsieur Broulis a raison. Restons proches, en contact, en dialogue! Communiquer est le mot d'ordre.

"Je suis un pragmatique qui aime vulgariser, expliquer, convaincre en amont". Et de cela, je suis persuadé que vous êtes compétents. Vous avez toujours su faire comprendre à vos électeurs vos idées et vos projets. La transparence est votre fort et je ne laisserai personne en douter.

"Bien sûr, au Conseil Fédéral, il y a ceux qui freinent et ceux qui poussent. (...) Mais au bout du compte, il faut trouver un équilibre, et avancer vers l'objectif". Une entente, la collégialité! 7 personnes, un but, des compromis. "Mais le plus important, c'est la bonne dynamique de groupe". La politique est un jeu de passions et d'intérêts animant des forces opposées. L'exemple de l'actuel Conseil d'Etat vaudois, présidé par Monsieur Broulis en montre la réussite.

"J'aime les gens qui (...) travaillent sur le long terme". Un visionnaire... Déjà Machiavel disait: "On ne doit pas seulement considérer les désordres présents, mais ceux du futur, et ces derniers, mettre toute notre industrie à les écarter; car en les prévoyant de longue main, on y peut facilement remédier. Car si l'on connaît à l'avance les maux qui y naissent, ils se guérissent vite; mais quand pour ne les avoir pas reconnus, on les laisse croître au point que tout le monde les reconnaît, il n'y a plus de remède".

Monsieur Broulis, malgré ce que certains disent, je pense que vous avez vos chance pour cette élection. Et je souhaite qu'en cas d'échec, tout le monde retiendra le courage et la motivation liés à votre candidature. On ne reproche d'ailleurs plus aujourd'hui à Monsieur Pelli sa candidature infructueuse de 2004. Et en cas de succès, je serai la 1ère à clamer votre réussite, et me permettrais un instant de vous regretter en tant que Conseiller d'Etat.

Lundi 10 août, 14h35... et toujours pas de candidature annoncée de Monsieur Pelli...

jeudi 6 août 2009

La fin de mes vacances

Pas de billet rédigé depuis longtemps... et je m'en veux! J'ai assez critiqué les journalistes d'être absents durant l'été...

Belle nouvelle ce matin: la candidature annoncée à 14h de Monsieur Broulis! On l'a attaqué pour son silence et il y a fort à parier qu'il sera également attaqué pour sa candidature officielle! Les quelques semaines d'ici le 19 septembre vont être difficiles à gérer mais les plus importantes, autant pour lui que pour les autres candidats.es officiels.lles ou non!

Le PLR est fortement mis sur le devant de la scène depuis la démission de Monsieur Couchepin. Et autant dire qu'il est largement critiqué. Il est maintenant du devoir de nos politiciens d'affirmer les valeurs de ce parti et de le défendre. Cessons les querelles inutiles et battons nous ensemble!

En début de semaine est sorti "la stratégie pour l'innovation"! 31 mesures pour garantir une prospérité économique à long terme pour notre pays... Je reviendrai là-dessus dans un de mes prochains billets. Du travail, une réflexion et... un projet convaincant et réaliste! Dommage que nos journalistes vaudois aient préféré parler de la grippe porcine, parano oblige! Car selon eux, l'absentéisme sera élevé à la rentrée. Est-ce comme cela que l'économie suisse gagnera du terrain?

Affaire à suivre donc...